Il y a de plus en plus de physalies, ces petites méduses qui flottent. Un voilier fait même route que nous sur notre tribord. On le rattrappe doucement, on devrait le passer dans la nuit et arriver à Horta avant lui. J'espère que la marina ne sera pas trop pleine et qu'on pourra se raccorder à l'eau et à l'électricité. Il paraît que c'est plein de voiliers entre juin et août, ce qui n'est pas très étonnant vu que c'est la période de retour des Antilles.

On a cru voir l'île de Flores ce matin au lever du soleil, mais je pense que c'était simplement un nuage.

Cela fait trois semaines que je n'ai pas couru ou marché droit sur plus de deux mètres. Trois semaines sans voir la terre, sans voir de voiture, de maison... Ca va me faire bizarre.

Je vais prendre une douche, laver mon linge et me faire un resto avec les autres. Le bateau est dégueu et la cabine est humide, il va y avoir du rangement à faire. Pourvu que le beau temps dure le temps de notre escale, que l'anticyclone des Açores mérite son nom !

On va peindre un cheval ailé sur le mur de la marina pour marquer notre passage. C'est la tradition, tout le monde le fait. Il paraît que ça porte malheur si on ne le fait pas.

Et une fois que tout cela est fait, j'achète une carte téléphonique et j'appelle ma chérie. Cela fait si longtemps...