Ce matin, il fait un temps superbe – j'ai un peu l'impression de me répéter – et ça n'a pas l'air d'être prêt à changer. Nous sommes dans l'oeil de l'anticyclone.

Yves a calculé qu'on arriverait aux Açores en dix jours en faisant route directe au moteur. On n'a de gasoil que pour 5 jours et et il n'y a pas des masses de stations essence sur la route. C'est bien le diable si on ne touche pas de vent frais d'ici 2 ou 3 jours.

Comme il y a moins de clapot, on voit mieux ce qui traîne à la surface de l'eau. Il y a quelques méduses, les "navires de guerre portugais". Elles sont beaucoup plus grosses que celles que j'avais l'habitude de voir en Australie, la partie émergée fait bien 25cm de long. Pas moyen de les prendre en photo, je suis trop lent et mon appareil aussi, mais je ne déséspère pas. J'ai essayé mes nouvelles lunettes Oakley, je confirme, ça fait un peu lunettes de l'espace mais elles couvrent bien les yeux, et personne ne me voit, je suis loin de tout. Ca va être plus dur à assumer sur la plage par contre.

On a encore perdu un hameçon triple hier sur un de ces leurres à bavette. Je me demande quel genre de poisson est capable d'arracher ça. Un de ceux qui restent est complètement tordu. On voit des débris de temps en temps ; bouteilles, morceaux de plastique, bouées ou cordages... nos hameçons sont peut-être quelque part dessus.

Hier soir, j'ai pris quelques photos de nuit pour voir ce que ça donne. Le flash se reflète dans les voiles, et c'est la nuit noire au-delà. On a du mal à imaginer l'immensité qui s'étend sur la photo, on a plutôt l'impression d'une pièce sombre.