Fausse joie. Les salauds.

Ce matin, le ciel était un peu couvert, mais ça s'est dégagé en début d'après-midi. Grand beau temps. Très peu de houle, une douzaine de noeuds, on avance toujours à 5kt. C'est confortable, on est au portant. Le bateau est à plat.

On est passés à moins d'un mètre d'une très grosse bille de bois, on a vraiment eu de la chance. On a aussi croisé une espèce de valise qui flottait et les habituels déchets...

Ah ! Yannick et Yves ont encore trouvé le moyen de nous réveiller cette nuit. Ils ont été chercher un bateau qui passait son chemin et qui a viré droit sur nous. D'après ses feux, c'était un sous-marin ou un hydroglisseur. Tu parles ! On les a contactés (on m'a réveillé pour les appeler en anglais), ils ne parlaient qu'espagnol ("no entiende inglés, no entiende inglés") et ne comprenaient pas le français. Ils devaient se demander ce qu'on voulait. On a fini par se dérouter pour les éviter. A un moment, Yves, voyant qu'ils étaient espagnols, a pris le combiné ("je parle espagnol, c'est bon"). Parfait, je me dis.

Somo una barca de vela. Do you see us?

Pas mal son espagnol. huhu. Enfin bref, ça a fini avec un "hasta luego". Paye ton équipe de bras cassés ! On a rigolé après coup.

Ce soir, c'était pâtes carbonara (oignons, crème et lardons) arrosées de Pessac-Léognan, ça roule ! Je suis en train de finir le caramel que j'ai fait avant de quitter les Açores. Heureusement que j'ai acheté des tonnes de kitkat, snickers et compagnie...