Yves a vu des tortues il y a 3-4 jours. On ne voit plus de poissons volants, l'eau doit être trop froide. Il n'y a probablement plus de dorades coryphènes dans le coin non plus. Les jours passent vite mais les quarts de nuit sont difficiles, froids et humides. On voit toujours ces puffins qui planent au ras de la houle.

Hier avant que le vent se lève, j'ai enfin réussi à photographier une de ces méduses. Ce sont des physalies, probablement une espèce voisine des blue bottles qu'on trouve en Australie.

Dans un bouquin de Jimmy Cornwell, Routes de grandes croisières, il est dit qu'il faut remonter jusqu'au 40e quand on part des Bermudes pour aller aux Açores, mais qu'il faut faire attention au icebergs au-delà en début d'été. Merci du conseil, j'espère qu'on n'aura pas à monter aussi haut pour toucher un vent portant.

Pour l'instant, on n'a fait que du près, presque toujours tribord amure, et du moteur pendant une petite trentaine d'heures. On épuise doucement notre réserve de nourriture fraîche, on n'a pas beaucoup touché aux conserves. Il reste toujours du chou rouge, ça se conserve longtemps mais j'en ai ras-le-bol de bouffer ça en salade, je le boycotte.

Je suis le seul assez grand pour atteindre la pince à linge sur le nerf de chute de la grand voile, du coup il arrive au quart Yves/Yannick de me réveiller pour la remettre après une manoeuvre. Je me retrouve en caleçon + harnais de sécu pendu à la bôme en pleine nuit. Action ! Dommage, je n'ai pas de photo, ça aurait été assez folklo.

L'éolienne a commencé à partir un peu dans tous les sens avec le vent qui forcit, elle faisait beaucoup de bruit et le carter ne tenait pas bien, Jacques vient de bloquer les pales.

Je me suis rendu compte 4 ou 5 jours après avoir quitté Saint Martin que j'ai oublié de prendre mon bonnet. C'est ballot ! Je me mets un tee-shirt sur la tête, c'est assez efficace. Ca fait un peu ménagère mais ça tient chaud.

La température a pas mal chuté, ce matin il faisait 20°C dans la cabine.

Bon ça commence à devenir sacrément humide par ici avec la journée qui s'achève, je range mon cahier.